Le baptême

Ce qu’il signifie et ce qu’il faut savoir

Un sacrement La pratique baptismale est très semblable dans les Eglises chrétiennes. Toutes baptisent au nom de la Trinité divine. L’ensemble des baptisés forment l’Eglise chrétienne universelle. Le baptême n’est pas célébré à nouveau si un Chrétien baptisé rejoint une autre confession par la suite. Pour l’Eglise, le baptême est un sacrement, c’est-à-dire un signe sacré, un rite institué par Jésus- Christ pour rendre visible l’amour de Dieu pour les Hommes. Il s’agit au fond d’un dialogue entre d’une part la personne qui administre le baptême au nom de l’Eglise de Jésus-Christ, et, d’autre part, celui ou celle qui le reçoit, et son responsable qui represente la communauté des croyants. Le baptême est un événement empli de profondeur et de mystère. Au cours de l’histoire de l’Eglise, certains aspects de sa signification ont pris davantage d’importance selon le contexte et la tradition en vigueur. La manière dont le baptême a été et est célébré est aussi fonction de ce contexte. Le baptême des enfants est une pratique courante dans nos Eglises. Il se fonde sur l’ancienne tradition chrétienne qui engageait les Chrétiens de l’Eglise catholique romaine et de l’Eglise catholique chrétienne. C’est pourquoi cette brochure répond surtout aux questions concernant le baptême des enfants, et s’adresse en particulier aux parents. haut de page Le baptême des enfants: plus qu’un rituel à l’origine De nombreux parents qui font baptiser leur enfant aujourd’hui ne le font plus dans l’esprit d’une profession de foi et de l’appartenance à l’Eglise. Ils voient plutôt le baptême comme un événement religieux et paroissial, occasion d’une fête de famille où la parenté et le cercle des amis se rencontrent pour se réjouir, avec eux, de l’agrandissement de la famille et pour souhaiter la bienvenue à l’enfant dans la communauté humaine. Le baptême est une porte d’entrée dans ce monde et, face à l’incertitude inhérente à l’existence humaine, une belle cérémonie, une consécration, une promesse de bénédiction. C’est bien de fêter le baptême en tant que rituel de bienvenue. Mais il ne faut pas oublier que ce sacrement va bien au-delà. Le baptême signifie que cet être humain appartient à Dieu tel qu’il s’est manifesté dans l’Histoire Sainte chrétienne et biblique. Représentant l’enfant baptisé, les parents, parrains et marraines témoignent de leur foi en Dieu le Créateur, en la mort et la résurrection de Jésus-Christ, et en l’Esprit Saint. Ils se savent inclus, eux et l’enfant, dans ce saint événement, et proclament leur intention d’élever l’enfant dans la foi chrétienne, et de lui enseigner cette foi. Le baptême est aussi un jour de reconnaissance. De par le mystère de la condition humaine, l’enfant est accueilli comme un don précieux que Dieu confie à ses parents. En reconnaissance, les parents souhaitent, par le baptême, témoigner de cette vie devant Dieu et honorer le Créateur par cette célébration. En vertu du baptême, l’enfant est accueilli dans l’Eglise et fait partie désormais de la communauté des croyants, des disciples de Jésus-Christ. haut de page L’acte du baptême: plus que des mots A travers son langage symbolique, le baptême s’adresse à l’être humain dans son entité, et parle à ses sens; en lui se concentre l’Evangile, la rencontre avec Dieu. L’eau, le choix du nom, l’imposition des mains, la robe de baptême, la lumière du cierge, le signe de croix, l’ondoiement: les significations symboliques sont nombreuses et s’accompagnent d’une foule de perceptions, d’histoires, de références. On peut puiser dans ce riche trésor pour organiser la célébration du baptême. haut de page Le baptême de votre enfant: plus qu’une vieille coutume Le baptême d’un enfant est souvent l’occasion d’une remise en question personnelle, en particulier dans les foyers où l’on veut célébrer un baptême «authentique» et non pas seulement perpétuer une coutume. Que signifie pour vous le baptême de votre enfant? Que vous manquerait-il si votre enfant n’était pas baptisé? L’acte du baptême, la Parole de Dieu et la foi humaine sont partie intégrante du baptême. Comme on ne peut pas attendre une proclamation de foi de la part du petit enfant, ses parents témoignent à sa place de la foi. Comment vous situez-vous dans ce contexte? Les parents s’engagent aussi à élever leur enfant dans la foi chrétienne. Comment avez-vous vécu votre propre éducation dans la foi chrétienne? Comment votre vision de Dieu s’est-elle modifiée au cours de la vie? Comment souhaitez-vous approcher votre enfant de la foi? Parrain et marraine participent au baptême en tant que témoins. Qui souhaitez-vous charger de cette mission? Il importe de choisir des personnes avec lesquelles vous voulez construire et entretenir une relation durable, comme une famille, et qui sont en mesure de se situer par rapport à la signification du baptême et à leur rôle de parrain ou marraine. haut de page Le baptême: plus qu’une célébration d’un jour Le baptême, et en particulier le baptême des enfants, marque le début d’un chemin. Par le baptême s’exprime l’amour inconditionnel de Dieu: le baptisé est pardonné en Jésus-Christ et adopté par Lui. Cette compréhension permet de grandir en conscience et en participation à notre monde. Pour ce faire, l’enfant a besoin de modèles, de catéchèse biblique, et d’occasions de formuler ses propres convictions et sa foi, et d’en témoigner. L’instruction religieuse, la première communion et la confirmation pour les catholiques sont d’autres étapes sur ce chemin, de même que la confirmation dans la tradition réformée. Les célébrations de rappel du baptême peuvent aussi servir à maintenir vivante la signification unique du baptême. haut de page La préparation et la planification du baptême Il faut s’adresser à l’ecclésiastique de votre paroisse pour demander un baptême. Vous allez le-la rencontrer et avoir un entretien avec lui-elle afin d’évoquer toutes les autres questions (animation du culte, souhaits particuliers de célébration). Les parents qui n’ont pas la même religion ou confession doivent choisir la confession dans laquelle l’enfant sera baptisé et accueilli. Le dialogue avec le-la pasteur-e peut s’avérer fort utile et éclairant dans ce contexte. Dans l’Eglise réformée, le baptême a lieu en principe le dimanche, lors du culte public. Il en va de même en général dans l’Eglise catholique chrétienne, sauf si des motifs particuliers imposent le choix d’un autre moment pour pratiquer ce sacrement. Les paroisses catholiques baptisent lors du culte public ou lors d’une célébration séparée. Le baptême n’engendre aucun coût particulier. Il va de soi toutefois qu’un geste sympathique est toujours bienvenu, et qu’un don spontané peut être transmis au-à la pasteur- e, soit pour une affectation particulière soit à libre disposition de l’Eglise. Une bénédiction plutôt qu’un baptême? L’Eglise réformée comme l’Eglise catholique proposent aux parents, qui considèrent la profession de foi liée au baptême comme un engagement trop important, ou qui veulent laisser à leur enfant le choix de son appartenance à une Eglise, de faire bénir leur enfant. Vous pouvez lire à ce propos l’annexe de l’Eglise réformée jointe à cette brochure et intitulée «La bénédiction». La mission de parrain et de marraine Les parrains et marraines promettent lors du baptême de s’engager auprès de l’enfant et de l’accompagner sur son chemin de vie et de foi. Au moins un des parrains ou une des marraines doit être de la même confession que celle dans laquelle l’enfant est baptisé, et avoir la majorité religieuse, c’est-àdire avoir été confirmé. Les parrains et marraines sont inscrits dans le registre de baptême en tant que témoins. La loi civile ne leur reconnaît aucun statut. Il s’agit donc d’une obligation purement ecclésiastique et familiale. Les parrains et marraines ne peuvent pas non plus revendiquer de droits. haut de page Annexe La bénédiction Bien des parents ne souhaitent pas prendre pour leur enfant la décision de son baptême et de son appartenance à l’Eglise, mais lui laissent ce choix. Ils aimeraient néanmoins que la communauté souhaite la bienvenue à leur enfant d’une façon ou d’une autre et que celui-ci soit béni dans le cadre du culte. Les Eglises réformées Berne–Jura– Soleure et l’Eglise catholique romaine répondent à cette demande en proposant une bénédiction. La signification de la bénédiction Bénir signifie «dire du bien», c’est-à-dire souhaiter du bien, répandre ses bienfaits. La Bible rapporte comment Dieu bénit sa Création, son peuple, chaque être humain. Les gens se bénissent les uns les autres, les parents bénissent leurs fils et leurs filles. Jésus bénit en posant les mains sur les enfants (Marc 10, 16). La bénédiction apporte force, succès et protection. La vie est émaillée de situations, notamment dans les moments de changement, qui éveillent le besoin d’une bénédiction particulière. Contrairement au baptême, la bénédiction n’est pas un sacrement. Elle n’exprime pas non plus une certaine vision de la foi ou de l’Eglise. Elle ne justifie rien, elle n’engage à rien. Elle ne fonde aucune appartenance. La demande d’une bénédiction correspond au besoin de se sentir accompagné par Dieu, d’implorer son assistance et sa protection sur son chemin de vie. La bénédiction est une intercession et une consolation. Les adultes et les enfants peuvent être bénis indépendamment du baptême. Simples, le rite et les paroles de bénédiction se distinguent du baptême. La bénédiction peut être répétée et n’est pas inscrite dans le registre de l’Eglise. Si vous souhaitez faire bénir votre enfant, ou si vous vous posez des questions sur la différence entre bénédiction et baptême, vous pouvez demander un entretien à votre pasteur-e. Les réflexions suivantes peuvent vous être utiles: Pourquoi voulez-vous faire bénir votre enfant? Une bénédiction n’est pas un baptême. C’est pourquoi elle n’existe pas sous forme précise, ni en paroles, ni en actes. Elle doit se distinguer nettement du baptême dans la manière dont elle est pratiquée. Dans quel cadre imaginez-vous la bénédiction de votre enfant? Quels contenus importants souhaiteriez- vous voir repris lors de la bénédiction? La bénédiction ne nécessite pas de témoins. Mais, en tant que parents, vous pouvez inviter des personnes de référence de votre entourage à assister à la bénédiction de votre enfant en tant qu’accompagnants. Comme il ne s’agit pas à proprement parler de parrains et marraines, ces personnes n’ont aucune condition à remplir en matière d’âge ou de confession. Comment pensez-vous régler cette question? Comment imaginez-vous accompagner votre enfant sur le chemin de la foi?

Texte: Secteur théologie, Eglises réformées Berne–Jura–Soleure, en collaboration avec l’Eglise catholique romaine et l’Eglise catholique chrétienne. Version française: service de traduction, Eglises réformées Berne–Jura–Soleure.

Informations complémentaires

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Fax 032 341 21 38
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